Ne vous inquiétez pas, Zubi est là !

Publié le 29/08/2017 à 07:00

Andoni Zubizarreta est bien plus malin qu'on ne le croit, c'est évident. Après avoir tâté le terrain de la Ligue 1, ceux du Vélodrome et de la Commanderie, après avoir laissé Garcia et Eyraud se faire la main sur un recrutement franco-français, histoire de ne froisser personne, l'icône du Barça va maintenant passer aux choses sérieuses et dégainer enfin son carnet d'adresses. Bacca ? Jovetic ? Kalinic ? Pfff, du pipi de chat sans intérêt, tout juste bon à grossir les rangs d'écuries de second plan... Dans ce money time du mercato, Zubi va enfin sortir de sa boîte (métaphore) et nous claquer 2-3 transferts de derrière les fagots. Du lourd, du tranchant, du central argentin aux tacles assassins et à la relance chirurgicale, du buteur brésilien au sang froid et aux pieds en fusion. Bref, le carnet de chèques va chauffer, les PC aussi, et la gifle monégasque ne sera plus qu'un mauvais souvenir, un dernier hommage à l'OM pré-Champions Project, à la préhistoire quoi...

La pêche au carnassier

Zubi va partir à la pêche au gros, il est là pour ça après tout. Pas pour balancer sa palangrotte entre la Pointe-Rouge et le Frioul, où frétillent le Sertic ou l'Evra, espèces communes des bords de plages. On y croise même du Doria, du Rolando de l'Hubocan depuis quelques années, tant la douceur du climat s'y prête. Non, Zubi va partir au large, avec du gros nylon-carbone et du bas de ligne en acier, traquer le carnassier, le prédateur, le dernier maillon de la chaîne alimentaire. Là bas, dans les abysses, croisent le Costa et le Giroud, seigneurs des profondeurs. C'est avec eux que Zubi a rendez-vous et avec personne d'autre. Ne croyez pas les persifleurs, seuls les vrais savent.

On n'aime pas ce qu'on voit

Les persifleurs, justement, se multiplient ces derniers temps, au fil des victoires ric-rac, des tisanes indigestes et des roustes sur le Rocher. C'est un peu ça le problème, et c'est même surtout ça. Il faut dire que le film avait peut-être un peu trop bien commencé, avec un scénario bien ficelé et une distribution impeccable. Le rachat, McCourt, Eyraud, Garcia, Zubi, Payet et une cinquième place inespérée au box-office. Rien à redire, et d'ailleurs, rien n'a été dit, sinon bravo. Mais ça, c'était avant, et l'heure tourne les gars. On regarde, on attend, on espère, et on ne voit rien. On voit surtout les bons coups partir ailleurs, loin de chez nous. Pas Neymar, pas Mbappé, bien sûr, on a bien compris que ce n'était pas pour nous. Mais on voit nos meilleurs amis lyonnais ferrer du Traoré, du Marcelo, du Marçal, du Tete sans être inquiétés. On voit Monaco nous piquer du Jovetic à la dernière minute. On voit du Malcom gros comme une maison sans bouger le petit doigt. En gros, on n'aime pas ce qu'on voit.

Alors on va attendre encore un peu, puisque ce n'est pas terminé. On va rester sage et faire confiance, car Zubi est là. On ne va pas enterrer Eyraud, parce qu'on sait qu'il débute dans un marché devenu fou et qu'il est plus facile de recruter depuis son canapé que de discuter le bout de gras avec Arsenal ou Chelsea. Mais le Basque a été recruté pour ça, et on n'imagine pas le voir rentrer bredouille jeudi soir. Alors, le Zubi Time, on y croit encore un peu et on espère ne pas se tromper. Débrouillez-vous comme vous voulez, on vous regarde...