Mercato OM : quelle solution pour Mitroglou ?

André Villas-Boas a clairement fait savoir à l'attaquant grec de l'OM qu'il ne comptait pas sur lui.

Publié le 03/09/2020 à 18:00

Parmi les nombreuses qualités connues d'André Villas-Boas, il y a sa proximité avec ses joueurs et sa capacité à les relancer en cas de mauvaise passe. Mais, il y a aussi la franchise, et Kostas Mitroglou a pu le vérifier cet été. En effet, alors que le Grec a réintégré la Commanderie après son prêt (encore) raté au PSV Eindhoven, il a dû se contenter d'entraînements individuels et n'a pas participé aux stages ni aux rencontres de préparation. "Je lui ai dit que je ne comptais pas sur lui, il est au courant, a expliqué le coach portugais la semaine dernière. On cherche une porte de sortie. On ne peut pas le mettre à la porte parce qu'il a un contrat à respecter. Je lui ai dit que même les 1% de chance de revenir ne sont pas là. C'est dommage, mais c'était franc et direct, je lui souhaite le meilleur. On cherche un attaquant, mais ça ne sera pas lui". Autant dire que la page OM est close pour l'ancien buteur de Benfica, même si tout n'est pas si simple avec encore une année de contrat à venir et le salaire que l'on connait.

Les clubs prêts à l'accueillir ne se bousculent pas à ce niveau de salaire, et il est évident que le Grec ne fera pas cadeau des trois derniers millions d'euros qu'il doit empocher

Ce salaire accompagne tous les papiers sur Kostas Mitroglou depuis son arrivée à l'OM à l'été 2017. Il faut dire qu'avec plus de 3 M€ brut par an, l'OM s'est payé un drôle de mal de tête au vu des performances du Grec, en plus de son transfert à 15 M€. Un gouffre financier que le club a tenté tant bien que mal de combler en le prêtant deux saisons d'affilée, même s'il a dû mettre la main à la poche pour aider Galatasaray et Eindhoven à le rémunérer. Évidemment, le dossier est un peu plus simple cet été, puisque s'il reste une année de contrat à Mitrogoal, l'OM est prêt à le laisser filer gratuitement, et plutôt deux fois qu'une. Mais, le problème reste entier car, même dans ce cas-là, les clubs prêts à l'accueillir ne se bousculent pas à ce niveau de salaire, et il est évident que le Grec ne fera pas cadeau des trois derniers millions d'euros qu'il doit empocher. On pense, par exemple, à cet intérêt de son ancienne équipe Atromitos évoqué récemment. Mais il est évident que ce club de milieu de tableau en Grèce ne peut même pas lui en verser la moitié. L'OM devra donc, là aussi, mettre la main à la poche pour clore le dossier.

Le fantasme d'un retour à l'Olympiakos enfin réalisable sans indemnité de transfert ?

Enfin, il y a l'éternel fantasme d'un retour à l'Olympiakos, le club où Mitroglou s'est révélé avec 82 buts en 186 matches. Une rumeur qui revient en boucle depuis l'arrivée du Grec à Marseille, ou presque. Le président Evangelos Marinakis l'adore et les supporters du Pirée aussi. On peut donc parfaitement imaginer ce fantasme se réaliser enfin, surtout sans demande financière de la part de l'OM. C'est ce qu'explique au Phocéen, avec beaucoup de bémols, le journaliste grec Alain Anastasakis : "Il y avait et il y a toujours un intérêt pour Mitroglou à l'Olympiakos, je n'ai guère de doutes là-dessus. Ceci dit, leur secteur offensif est déjà fourni avec El-Arabi, le transfert définitif d'Ahmed Hassan et le retour de prêt de Guerrero. De plus, le club se débat dans des affaires judiciaires et, bien sûr, les difficultés financières liées à la crise du Covid. Mais, si l'OM ne réclame pas d'indemnité de transfert, le coup reste jouable". À 32 ans et après de nombreuses blessures, Kostas Mitroglou a un dernier challenge à tenter. Autant dire que l'OM va tout faire pour l'aider à le réaliser, mais loin de Marseille...