Sampaoli : "C'est une finale ! Pas un laboratoire !"

Jorge Sampaoli évoque le match de ce jeudi soir contre le Lokomotiv Moscou en Europa League.

Publié le 08/12/2021 à 15:54

Est-ce un match délicat à préparer juste avant Strasbourg, étant donné que c'est juste trois jours avant ce déplacement et qu'un nul vous suffit ?

Jorge Sampaoli : "Oui, parce qu'on va jouer contre un équipe qui, elle, se doit absolument de gagner pour rester en Europe. Nous aussi, on a cette obligation de passer. Gagner le jeudi nous apporterait de l'optimisme et de la motivation pour jouer dimanche. On doit choisir le meilleur onze possible pour faire un bon match, gagner et voir comment on va arriver dimanche à Strasbourg. C'est le stress aussi de jouer de grandes compétitions. Notre décision est toujours liée au match que l'on va jouer. Pour nous, demain, c'est une finale, parce que c'est la possibilité de rester en Europe. Donc, on veut se concentrer sur le match de demain".

Vous parlez de finale mais un nul suffit demain pour se qualifier en Conférence League. L'occasion de tenter des choses ?

J.S. : "On a dit que c'était une finale et vous me parlez de laboratoire. Vous feriez ça, vous ? Moi je ne suis pas très chaud pour ça, mais merci du conseil. On peut toujours essayer de faire quelques modifications structurelles dans le système, mais on sait aussi qu'ici, dans cette ville, il y a une nécessité de titre, on a tous envie de titre. On veut rendre ce soutien que nous porte le supporter marseillais à chaque match. C'est le chemin qu'on a choisi, c'est sur ce chemin qu'on est en tout cas. J'ai cet espoir d'avoir et de sentir cet amour populaire, on veut leur donner ce qu'ils veulent et ce qu'ils attendent. Nous, staff et joueurs, on joue pour ce peuple-là, ce public-là. Mais on sait que le chemin sera long et difficile. On veut juste essayer de faire à chaque fois le mieux possible. On doit adapter notre analyse à chaque match. On a déjà fait des changements de système par le passé, notamment quand on a le temps de travailler entre les matchs. Mais pour le reste on verra demain."

Certains observateurs, certains commentateurs, certains supporters se moquent de la Conférence League. Vous pensez pouvoir transmettre l'envie de la gagner à vos joueurs ?

J.S. : "On n'est pas vraiment dans une position de pouvoir choisir. Notre réalité est celle-ci. L'OM et le peuple marseillais ont besoin de titres, je le dis tout le temps au président et au propriétaire. Marseille ne supporte pas le juste milieu. Ce sera pareil pour la coupe de France, c'est une compétition nationale très importante pour nous. Si on doit jouer la Conference League, on va quand même voir des équipes comme la Roma, Tottenham, Vitesse. Ce sont de grandes équipes. Il y a toujours cette obligation ou cette responsabilité de tenter de gagner la compétition. J'avais beaucoup d'espoirs dans notre campagne européenne, même si je savais que ça allait être difficile parce qu'on a une équipe qui est très jeune, très remaniée. Il y avait deux grosses compétitions à jouer avec un calendrier chargé, je le savais, mais j'ai toujours gardé cet espoir. Si on doit jouer la Conference, ça serait exactement la même chose. Il faut que les gens puissent prendre du plaisir et il faut aussi s'habituer à gagner, parce que si on arrive à s'y habituer, plus tard, on va en faire une obligation. Et dans le futur, ceux qui conduiront le club auront aussi l'obligation de faire une équipe compétitive pour jouer la Ligue des Champions, la Ligue Europa ou toute autre grosse compétition qui arrivera".