OM : l'Olympiakos va venir avec les crocs

Mardi, l'OM reçoit un Olympiakos qui n'a pas renoncé à ses ambitions européennes.

Publié le 30/11/2020 à 12:00

Même si André Villas-Boas n'a pas fait de mystère sur son peu d'entrain pour une qualification en Europa League, et même s'il a précisé sa pensée vendredi en conférence de presse comme vous pouvez le voir en vidéo, il ne fait aucun doute que l'OM joue gros face à l'Olympiakos mardi au Stade Vélodrome (5e journée de la Champions League, groupe C). Un enjeu symbolique où il s'agira avant tout de laver l'honneur du club en débloquant enfin le compteur points resté coincé, pour l'instant, à zéro. Seulement, les Grecs ne sont pas du tout prêts à donner un coup de main aux Olympiens, eux qui jouent encore une qualification, qu'il s'agisse de la C1 ou de l'Europa League. C'est ce qu'explique au Phocéen le journaliste grec Alain Anastasakis. Interview :

Où en est l'Olympiakos avant son déplacement au Vélodrome mardi ?

Alain Anastasakis : "Ils ont perdu 0-1 à domicile face à Manchester City la semaine dernière, sans être particulièrement brillants. Il faut dire que la moitié de leur onze titulaire avait été testée positive au Covid, sans compter deux ou trois blessés. Mais ils se sont bien battus et n'ont concédé qu'un seul but face à une attaque comme City, ce qui n'est pas rien. Maintenant, ils ont récupéré beaucoup de joueurs et on l'a vu samedi avec leur victoire 2-1 sur le terrain de l'Aris Salonique, qui était deuxième avant le coup d'envoi. Un match pas franchement spectaculaire, mais très solide".

On peut dire que Pedro Martins se présentera au Vélodrome avec son équipe type ?

AA : "Oui, à l'exception de Mathieu Valbuena qui revient dans le groupe mais qui, selon moi, sera un peu trop juste pour débuter. Mais les Marseillais doivent se mettre en tête que l'Olympiakos reste une équipe du niveau de celle qu'ils ont affrontée au match aller. Ils vont venir au Vélodrome avec les crocs, car leur objectif est de poursuivre leur chemin en Europe. Ce sera compliqué pour les huitièmes de finale de la C1, même s'ils restent encore en course. En revanche, ils ont largement les moyens d'exister en Europa League comme ils ont pu le faire la saison dernière. C'est même une équipe taillée pour ça".

Quels sont les joueurs en forme actuellement à l'Olympiakos ?

AA : "On doit évidemment citer le milieu défensif et capitaine Andreas Bouchalakis, qui a planté un doublé samedi face à l'Aris Salonique. Sinon, il faut noter le retour en forme de Konstantinos Fortounis, qui est l'un des grands noms de l'équipe et de la sélection. Ces dernières semaines, il a été un peu piqué par le coach avec plusieurs séjours sur le banc. Mais il est de retour avec un but et trois passes décisives sur les trois derniers matches. C'est le cas également de Youssef El-Arabi qui a connu une panne de buts ces dernières semaines, mais qui n'a pas besoin de beaucoup de ballons pour en mettre un au fond. Pour le reste, des joueurs comme Yann M'Vila, Mady Camara ou Georgios Masouras restent des éléments de très bon niveau. La particularité de cette équipe, c'est qu'elle est très homogène".

L'Olympiakos, c'est aussi le coach portugais Pedro Martins ?

AA : "Oui. Lors de son arrivée en 2018, il a été très critiqué pour la perte du titre face au PAOK. Mais la suite lui donne raison, avec une vraie amélioration du niveau de l'équipe jusqu'à ce qu'elle est aujourd'hui. Même chose pour ce qui est de la mentalité, on le voit au niveau européen".

Enfin, une idée du onze qu'il pourrait aligner mardi ?

AA : "Encore une fois, je ne pense pas que Valbuena débutera. Pour le reste, ce sera très classique, avec quand même une interrogation entre le 4-3-3 et le 4-2-3-1 : "Sà - Rafinha, Semedo, Cissé (Ba), Cholevas - Bouchalakis, Camara, M'Vila - Masouras, El-Arabi, Fortounis".