PSG-OM : bien plus qu'un simple trophée !

L'OM affronte le PSG ce soir à Lens pour le Trophée des Champions.

Publié le 13/01/2021 à 01:00

Et si André Villas-Boas s'offrait un trophée un an et demi après son arrivée à l'OM ? Pas le plus grand, évidemment, ni le plus prestigieux, mais un trophée quand même et pas contre n'importe qui. En effet, ce Trophée des Champions version 2021 chamboulé par la crise sanitaire reste un vrai titre, d'autant qu'il s'agira d'aller le chercher face au PSG. Des Parisiens en tête du palmarès avec neuf victoires depuis son instauration en 1995, alors que l'OM en compte deux (2010, 2011), dont la première face à ce même PSG, dans un final épique aux tirs au but. C'était l'OM de Didier Deschamps, celui qui gagnait, avant l'hégémonie du PSG version qatarie. Depuis, les Olympiens ont traversé une disette interminable face aux stars parisiennes, et ce jusqu'à l'arrivée du coach portugais. En effet, AVB a enfin sorti l'OM de ce foutu guêpier en septembre dernier avec cette victoire 1-0 arrachée dans une ambiance électrique (5 expulsions). Et si on souligne l'importance de ce nouveau classique ce soir, c'est parce qu'il y a fort à parier que l'électricité sera de nouveau au rendez-vous, même s'il y aura certainement plus de joueurs sur la pelouse au coup de sifflet final.

Villas-Boas et Alvaro avaient parfaitement détecté la fragilité psychologique de Neymar et ses coéquipiers il y a six mois

Un Classique reste un Clasique, surtout en cette période de désolation où les supporters soutiennent leur équipe depuis leur canapé. C'est là que réside la clé de ce choc, dans la capacité des joueurs à entendre et à comprendre leurs fans comme s'ils étaient là. Les Olympiens l'avaient très bien compris il y a six mois, livrant une guerre de tranchées que l'on n'avait plus vue depuis des années. Les Parisiens aussi, d'ailleurs, au point de péter les plombs à trop vouloir jouer les gros bras qu'ils ne sont pas. Une victoire à l'intelligence, à l'image d'un Villas-Boas ou d'un Alvaro qui avaient parfaitement détecté la fragilité psychologique de Neymar et ses coéquipiers. Six mois plus tard, le PSG n'a guère avancé en terme de stabilité, avec un Thomas Tuchel viré après la plus grosse saison de l'histoire du club. De son côté, l'OM alterne entre périodes fastes et football low-cost, mais il reste placé et ce Classique représente une formidable occasion de se remettre dans la bagarre, dans un état d'esprit dont il ne fait preuve que par intermittence depuis le début de la saison.

Le PSG est allé chercher le supplément d'âme qui lui manque avec Mauricio Pochettino

Ce PSG-OM reste donc le match à ne pas louper. Parce qu'Alvaro est toujours là, parce que Thauvin veut s'affirmer comme la grosse affaire du prochain mercato, parce que l'OM a dégotté avec Pape Gueye un p... de bon joueur et parce que Payet doit se faire pardonner dans une affiche taillée à sa mesure. Un match à ne pas louper de l'autre côté également, puisque le PSG est allé chercher le supplément d'âme qui lui manque avec Mauricio Pochettino. Aussi, parce que les Neymar, Paredes et autres Kurzawa sont passés pour des buses il y a six mois. Ce soir-là, les Olympiens leur ont donné une leçon d'intelligence après avoir reçu des leçons de football les années précédentes. Pour tout cela, ce Trophée des Champions en terres lensoises s'avère plus alléchant que jamais, même dans ce satané huis clos. Jamais nous n'avons eu autant besoin de vibrer, de crier, de vivre notre passion face à l'ennemi juré. Faites ça pour nous, encore une fois !