OM : pas vraiment l'heure de s'inquiéter

Dimanche, l'OM s'est incliné 2-3 face à Lens au Vélodrome. La première défaite de la saison. Mais il n'y a pas matière à tout remettre en question, loin de là.

Publié le 28/09/2021 à 01:00

Le problème d'un OM invaincu depuis le mois de mai (et depuis huit mois à domicile), c'est évidemment qu'on s'y habitue, surtout ici, à Marseille. Cette marche en avant de la troupe de Sampaoli nous régale tellement qu'on avait fini par oublier qu'il y avait des adversaires en face, et que ces derniers ont aussi le droit d'avoir du talent. Ils peuvent aussi analyser le système de l'Argentin, savoir y répondre, ce qu'a parfaitement réussi à faire Franck Haise dimanche avec son épatante équipe lensoise. Épatante, mais pas franchement étonnante, puisqu'elle donne du fil à retordre à tout le monde depuis plus d'un an. C'est pour celà que ce coup d'arrêt au Vélodrome face à Lens (2-3) ne doit pas nous alarmer plus que ça, même s'il y a tout de même matière à réfléchir sur ces trois buts encaissés trop rapidement.

Cette débauche d'énergie réclamée par le système de Sampaoli n'est pas une légende, et il suffit de regarder les matchs pour s'en convaincre

Matière à réfléchir sur les buts encaissés, mais aussi, de manière plus globale, sur ce seul petit point glané en deux matchs (Angers et Lens), qui semblaient à notre portée. Sur ce constat, la réponse est assez évidente. Il suffit de jeter un oeil au calendrier actuel pour savoir que l'OM n'est pas à l'abri d'une surchauffe, et c'est certainement un argument valable. On l'a répété à l'envie, mais cette débauche d'énergie réclamée par le système de Sampaoli n'est pas une légende, et il suffit de regarder les matches pour s'en convaincre. À Angers (l'équipe a tournée) et face à Lens, il a toujours manqué cette course ou ce petit coup de reins pour faire la différence. Mais ce calendrier à marche forcée ne doit pas non plus dédouaner complètement cet OM qui dispose d'un effectif à la hauteur de ses ambitions, en tout cas sur la plupart des postes. On peut donc chercher aussi du côté du mental, ce dernier pouvant sembler un peu émoussé depuis deux matchs.

L'Argentin n'a peut-être pas utilisé les bonnes clés, que ce soit à Angers ou face à Lens

Attention, cet état d'esprit n'a pas disparu, on l'a encore vu lors de cette révolte qui a permis à Payet et sa bande de remonter deux buts en un quart d'heure. L'OM a su se dépouiller pour son public, aucun doute, et il le lui a bien rendu d'ailleurs. Seulement, avec ce moteur pointu qui donne sa pleine mesure lorsqu'il monte dans les tours, il arrive toujours un moment où l'essence commence à manquer, dans les jambes comme dans le cerveau. Et c'est là qu'il faut chercher la panne. Toutefois, on peut aussi jeter un oeil au manuel d'utilisation, et se dire que, pour une fois, Jorge Sampaoli n'a peut-être pas utilisé les bonnes clés. Celles qui lui auraient permis de remanier son onze avec succès à Angers, et de répondre au casse-tête proposé par son vis-à-vis lensois. Des constats aisés à établir a posteriori, mais que l'Argentin ne doit pas écarter d'un revers de main. C'est d'ailleurs ce qu'il a reconnu en conférence de presse dimanche soir, regrettant de ne pas être parvenu à neutraliser les Lensois. "Il faudra résoudre ces problèmes dans le futur et trouver la solution pour gagner", expliquait-il. C'est vrai qu'on s'y habitue, et qu'il est de plus en plus difficile de décrocher...