Lokomotiv 1-1 OM : qu'est-ce qui a empêché de tuer le match ?

Les Olympiens ont outrageusement dominé le Lokomotiv Moscou, mais au final, ils ne rentrent qu'avec un point à Marseille. Qu'a-t-il manqué ?

Publié le 17/09/2021 à 15:00

Les deux points égarés sur le terrain du Lokomotiv Moscou jeudi par l'OM (1-1) manqueront-ils à la fin du compte ? Il est évidemment trop tôt pour le dire, d'autant qu'une victoire dans deux semaines au Vélodrome face à Galatasaray fera peut-être de ce nul à l'extérieur un excellent point. En attendant, tout le monde a vu le même match hier sur la pelouse de la RZD Arena : une partie à sens unique dans laquelle les Olympiens ont outrageusement dominé les Russes dans tous les secteurs du jeu, faisant de ce résultat nul une vraie injustice. Mais lorsque l'on dit tous les secteurs du jeu, on en oublie peut-être un, et il n'est pas anodin. Il s'agit bien sûr de l'efficacité offensive, avec laquelle les joueurs de Sampaoli auraient pu tuer le match définitivement.

Ce n'est pas l'absence de Milik qui a pénalisé l'OM jeudi, mais plutôt le manque d'occasions franches

Lorsque l'on parle d'efficacité offensive, on pense évidemment à l'avant-centre, celui qui doit finir les occasions. Cette perle rare, l'OM en possède une avec Arkadiusz Milik, et même l'une des meilleures en Europe. Avec lui, il semble évident que les Marseillais auraient pris le large bien avant cette 89e minute fatale et le but d'Anjorin. Mais on ne va pas se flageller chaque semaine avec l'absence du Polonais, puisqu'elle ne date pas d'hier et que les dirigeants n'ont pas pu y pallier lors du mercato estival. Ceci dit, elle n'a pas empêché les Olympiens de claquer des buts depuis le début de la saison, et même beaucoup de buts (10 en 4 matches, 3e attaque de Ligue 1). Ce n'est donc pas l'absence de Milik qui a pénalisé l'OM jeudi, mais plutôt le manque d'occasions franches, même si les Olympiens ont cadré 7 fois (contre 2 pour les Russes). En fait, l'OM a tout bien fait, promenant le Lokomotiv sur le plan technique, physique et sur la possession de balle, mais a manqué de lucidité dans les 20 derniers mètres, là où la différence se fait.

Si Bamba Dieng est une arme redoutable lorsqu'il part de la ligne médiane, il l'est beaucoup moins en jouant dos au but avec un défenseur sur les épaules

Par rapport au match de Monaco (2-0), la différence est là et elle s'explique. Alors que les Monégasques ont tenté de jouer très haut, laissant des boulevards dans leur dos à une flèche comme Bamba Dieng et à des passeurs comme Guendouzi ou Harit, les Russes n'ont cessé de reculer et d'accepter d'être dominés. Leur densité défensive a fait que les déclencheurs marseillais (Ünder, Dieng, Harit, De la Fuente) avaient toujours au moins deux défenseurs collés à leurs basques. Le Turc a bien fait des différences, mais dans l'ensemble, les attaquants olympiens ont manqué de place pour faire parler leurs qualités. On peut évoquer aussi une certaine usure physique qui les a privés du petit dixième de seconde d'avance qui fait la différence. Normal pour un Ünder très sollicité ou un Harit qui vient d'arriver. Enfin, si Bamba Dieng est une arme redoutable lorsqu'il part de la ligne médiane, il l'est beaucoup moins en jouant dos au but avec un défenseur sur les épaules. Pour tout cela, et donc pas forcément à cause de la seule incapacité à "tuer le match", l'OM a manqué de munitions.