Bordeaux-OM : la vie sans Amavi

Jordan Amavi retrouve le groupe marseillais. S'il est trop court pour jouer, son retour est une bonne nouvelle.

Publié le 14/02/2021 à 12:00

Blessé lors de la défaite de l'OM à Rennes en décembre dernier (2-1), Jordan Amavi aura donc mis deux mois à soigner son mollet. Un délai étonnant, qui a parfois eu le donc d'agacer son ancien coach André Villas-Boas. Au-delà de cette intrigue médicale, l'absence de l'ancien Niçois aura mis en valeur le constat navrant qui est que depuis plusieurs années, le point faible de l'OM se situe souvent au niveau de ce poste de latéral gauche.

Depuis la blessure d'Amavi, le déluge

Il ne s'agit pas de dire que l'absence d'Amavi a précipité la chute de l'OM tant le mal était plus profond. Mais, il est intéressant de constater que la dernière fois que Jordan Amavi a foulé une pelouse en compétition officielle, l'OM luttait encore pour le podium et était à deux doigts de semer son concurrent Rennais. Un autre monde, un autre temps. Depuis, les Marseillais ont disputé 11 matchs : 9 en championnat avec 1 victoire, 3 nuls et 5 défaites, 1 en trophée des Champions (contre Paris, défaite 2-1) et 1 en coupe de France à Auxerre (victoire 2-0). Durant son absence, le jeu de l'OM s'est liquéfié, le coach est parti et des supporters ont dégradé une partie de La Commanderie. Tout cela en 8 semaines, dont deux de trêve, oui.

Le côté gauche olympien en chantier perpétuel

Sur le terrain, ni Yuto Nagatomo ni Hiroki Sakai n'ont été en mesure de faire oublier ce que donnait Amavi depuis le début de la saison en Ligue 1 : de l'impact à l'arrière, des appels et de la présence en phase offensive. Au moment où l'OM se dotait enfin d'un latéral droit dont les centres sont une spécialité avec Pol Lirola, l'occasion était belle de découvrir un OM équilibré sur ses ailes défensives et capable d'apporter surnombre et décalages dans le camp adverse. Las, Amavi a passé l'hiver aux soins, les deux Japonais n'ont jamais faits l'affaire et les Olympiens ont souvent donné l'impression de jouer sur une béquille dans ce secteur. Au poste d'ailier gauche se sont ensuite succédés du Radonjic ou du Payet, sans que jamais personne ne s'impose durablement de par ses performances. Autrement dit, le côté gauche marseillais reste un chantier permanent. Amavi de retour dans le groupe, il est possible de se dire aujourd'hui que le club dispose à nouveau de latéraux fiables, même si le rythme va manquer plusieurs semaines à celui qui est en fin de contrat en juin avec le club. Mais ça, c'est encore une autre histoire dont l'OM a le secret...